Ammoniac (NH3)
Amateurs•ices
Gaz à odeur piquante caractéristique, qu'on appelle aussi ammoniac. On le sent parfois à l'approche de zones d'élevage intensif ou de champs fraîchement épandus.
Principalement les déjections animales (lisier, fumier) et les engrais azotés répandus sur les cultures. L'agriculture est responsable de plus de 90 % des émissions en Europe. L'ammoniac peut se transformer dans l'atmosphère pour contribuer à la formation de particules fines.
Irritation des yeux, du nez et de la gorge. À des concentrations élevées — rares en extérieur sauf à proximité immédiate d'une source — essoufflement et toux.
L'ammoniac contribue à la formation de particules fines dites "secondaires" dans l'atmosphère. En s'y associant, il aggrave indirectement les effets des PM2,5 sur les poumons et le coeur.
Connaisseurs•euses
Seuils sanitaires retenus
Pas de signal particulier
0 µg/m³ à < 70 µg/m³
Source seuil : expert_judgement_from_occupational_limits
Signal irritant modéré
70 µg/m³ à < 350 µg/m³
Source seuil : expert_judgement_from_occupational_limits
Signal irritant fort
≥ 350 µg/m³
Source seuil : expert_judgement_from_occupational_limits
Alerte de pic 1 h
≥ 1 000 µg/m³
Source seuil : expert_judgement_from_occupational_limits
Dans un ordre de grandeur de fond attendu
0 µg/m³ à < 5 µg/m³
Source seuil : no_formal_AQG_expert_context
Fond d'ammoniac élevé
≥ 5 µg/m³
Source seuil : no_formal_AQG_expert_context
Incertitudes et limites
Niveau d'évidence
Effets aigus : Élevé
Consensus institutionnel et données humaines cohérentes.
Effets chroniques : Modéré
Données humaines cohérentes, avec incertitudes méthodologiques ou hétérogénéité.
Sources principales